La fonction publique attaquée de toute part.

Ne laissons pas faire !! 

Ces dernières semaines ont été rudes pour la fonction publique et se répercutent bien sûr aussi sur notre ministère.
 
Une loi de finances qui matraque nos emplois et notre rémunération.
 
Avec cette loi de finances 2025, la tâche est ardue pour trouver des raisons de croire dans le dialogue social plutôt que de descendre dans la rue. 
 
La loi de finances 2025 votée en février contient en effet un ensemble de décisions qui d’une manière générale ne peuvent convenir à l'UNSA.
 
Fin 2024, nous exprimions notre inquiétude sur le caractère déséquilibré et le manque de justice sociale et fiscale du texte. Nous constatons aujourd’hui que la version finale est encore plus austéritaire que la première et que les conséquences sur les fonctionnaires et plus précisément sur notre ministère sont inacceptables.
 
Notre ministère paye encore une fois le prix fort en termes de suppressions d’emplois et de diminution des moyens de fonctionnement.
Le gouvernement Bayrou a accepté de revenir sur les 4000 suppressions de postes à l’éducation nationale mais entériné les 575 suppressions de postes dans notre ministère.
 
Le Secrétariat Général du ministère écrit à ce sujet : « Cet effort très significatif, après une période longue de fortes réductions d’emplois, impliquera une priorisation des missions et la poursuite des actions de modernisation, notamment informatiques. »
 
A tout de moins, il faudra en effet expliquer aux agents de la DGFiP ce qu’ils ne doivent plus considérer comme prioritaire dans leurs missions, car actuellement, au vu des postes vacants, des arrêts maladie, des départs en retraite, tout est devenu prioritaire. Les services de la DGFiP ne sont déjà plus en capacité de faire face à leurs missions depuis des années.

Nos administrations sont encore une fois visées par les suppressions d’emplois et les réductions de crédit. Pourtant, ce sont des administrations performantes qui concourent à de nombreuses missions essentielles pour le pays.
 
Pourquoi affaiblir une administration qui peut faire rentrer des recettes pour le budget de l’État ?

L’informatique, parlons-en !
 
Beaucoup d’applications fonctionnent mal. Et les agents ne voient pas beaucoup d’amélioration malgré les investissements très importants.
 
Peut être parce que les financements importants vont sur le développement d’applicatifs se servant de l’IA et qui visent, non à améliorer les applicatifs existants, mais à développer des applicatifs cherchant à remplacer les agents.
 
En attendant, les agents et les cadres se débrouillent avec ce qu’ils ont.
 
La question de l’IA et des investissements informatiques au ministère est centrale.

Nous souhaitons connaître le plan stratégique informatique du ministère et des directions notamment de la DGFiP.
Nous voulons un échange transparent sur ces questions de l’IA et de la place de l’humain dans les prochaines configurations et schémas d’organisation des directions du ministère.
 
Nous voulons des échanges réguliers sur le développement de l’IA et la GEPEC ( Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences)
 

Deux mots tabous dans ce ministère. L’informatique et le devenir des emplois.

Baisse de l’indemnisation des jours de maladie

 
Autre sujet qui ne peut que démotiver encore un peu plus nos les agents et cadres du ministère. 
 
 Le ministère publie cette information : « les crédits de masse salariale du MEFSIN diminuent de 22,6 M€, en lien avec les économies attendues en application de la mesure relative au passage à 90% du taux d’indemnisation du congés maladie ordinaire. »
22 millions d’euros d’économie sur le dos des agents malades !
 
On croyait être descendu au fond, on découvre que non.
L’État fait ses économies, non pas en révisant son mode de vie ou son organisation, mais en prélevant une partie des indemnités journalières de ses agents malades.
 
Cette mesure est inacceptable.
Cette mesure impacte non seulement le pouvoir d'achat des agents, mais aussi leur confiance envers leur employeur.

Parlons du pouvoir d’achat des agents.
 
Si nous pouvons comprendre la difficulté financière dans laquelle se trouve la France, dont les différents gouvernements Macron sont responsables, y compris jusqu’au Président de la République, nous n’admettons pas l’ignorance voir le dédain dont fait montre ce gouvernement envers la fonction publique et le pouvoir d’achat des fonctionnaires.
 
Loin d’être des nantis, la situation de beaucoup d’agents, voire de cadres, se détériore d’année en année, sous l’effet du gel du point d’indice, de l’inflation que vous avez laissé se créer en France, et des promotions internes au compte-goutte et de la suppression de la Gipa, dernier filet de protection de notre pouvoir d’achat que ce gouvernement a fait voler en éclat.

 
Sans parler de la mise en place des ZFE, véritable système d’exclusion des salariés mais aussi fonctionnaires les plus fragiles économiquement, qui va les empêcher d’aller travailler dans les métropoles créant une discrimination économique entre les français. 

Alors bien sûr,  certains ne rêvent que d’une chose : que l’IA nous remplace vite !
 
Lors de la semaine sur l’IA, dont la communication a été assurée par le Président Macron, la place de l’humain ne fut que brièvement évoquée comparer aux prévisions d’économie et aux centaines de milliards investis.
 
En attendant, nous sommes là, et les agents et les cadres de ce ministère exigent que l'on prenne en considération leurs demandes d’évolution de carrières et de leurs indemnitaires.
 
Qu’elle est le projet de ce gouvernement pour la fonction publique ?
 
Que faisons-nous pour tous ces collègues qui attendent de finir leur carrière au plafond de leur grille de catégorie et qui devront à partir de maintenant prévoir de perdre du pouvoir d’achat chaque année puisque ce gouvernement a supprimé la GIPA ?

Ce budget 2025 portent aussi des réductions de budget pour des EPA comme Business France ou l’INPI avec des conséquences dramatiques sur les emplois, sur le bon fonctionnement de ses structures qui concourent pourtant à l’essor économique de la France et au développement des entreprises.

Nous voulons la paix en France et en Europe !
 
Nous recevons chaque jour des interpellations des agents et des cadres sur les priorités de ce gouvernement et sur la détérioration de leur vie dans les services.
Dans beaucoup de services, les ambiances de travail, les relations avec la hiérarchie et la direction se tendent.
 
Las agents veulent être entendus.  Ils veulent être entendus et pris en considération. 
 
Ils s’inquiètent aussi des velléités guerrières du Président Macron qui, pensent-ils, vont affaiblir encore un peu plus les quelques possibilités financières de prendre en compte leurs revendications.
 
Une grande majorité des salariés et des fonctionnaires veulent la paix.
 
L'UNSA Finances la souhaite aussi et nous rejetons les arguments qui utilisent uniquement la peur, dans un moment important où les énergies de tous devraient être rassemblées pour la paix en Europe.
 
La retraite à 62 ans
 
Le premier ministre vient de mettre fin à cet ultime espoir de revenir à un départ à la retraite à 62 ans.
Cela démontre que ce fameux conclave n'était que du vent pour éviter le vote d'une motion de censure.
 
Encore un motif de se mobiliser pour se faire entendre et montrer notre défiance envers un président et un gouvernement qui veut faire reposer la responsabilité de cette situation catastrophique des finances publiques sur la fonction publique et les fonctionnaires.
 
 
Se mobiliser !!
 
Devant tous ces dossiers qui s'amoncellent sur le dos des fonctionnaires et donc des agents de ce ministère, beaucoup pensent qu'une riposte doit se préparer. Les fédérations syndicales de fonctionnaires s'y préparent.
 
Nous n'accepterons pas de payer le prix fort pour des choix qui n'ont pas été et qui ne sont toujours pas les nôtres.
 
Vous trouverez ci joint la lettre de l'intersyndicale de la fonction publique envoyée au ministre de la fonction publique, M. Marcangeli.  
 
 

Contact

Section UNSA DGFiP 62

Centre des Finances Publiques

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CS 80020

62 034 ARRAS Cedex

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 07 71 20 58 19

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