
Le budget 2026 de l’ASI (Action Sociale Interministérielle) est en baisse de 19,5 millions d’euros au lieu des 29 millions annoncés dans le PLF 2026.
Pour l’UNSA Fonction Publique (FP), il est inadmissible de faire des économies sur l’action sociale interministérielle.
Le budget s’établit à 102 millions d’euros. En crédits disponibles, la baisse s’établit à 24 millions d’euros en AE (Autorisation d’Engagement) et 23 millions d’euros en CP (Crédit de Paiement). Aucune prestation n’est supprimée mais certaines subissent des coupes franches.
– Le CESU garde d’enfants 0-6 ans : la tranche « une » est supprimée (montant du CESU 200 euros ; 265 euros pour une famille mono-parentale). Une circulaire de la DGAFP est en attente de publication. L’UNSA FP dénonce cette mesure qui met à mal l’égalité professionnelle femmes-hommes. Elle demande le maintien de cette prestation pour les familles mono-parentales.
– L’aide au maintien à domicile des fonctionnaires de l’État retraités (AMD) : les tranches 6, 7 et 8 de revenus sont supprimées (arrêté en attente de publication). L’UNSA FP dénonce cette mesure qui crée une inégalité entre fonctionnaires de l’État retraités et salariés retraités du régime général.
– La rénovation des restaurants inter-administratifs (RIA) : seuls les travaux de rénovation engagés et les mises aux normes urgentes (risque de fermeture) seront financées. Pour l’UNSA FP, amoindrir la rénovation des RIA revient à reporter la charge d’investissement sur les exercices suivants, un calcul uniquement à court terme, qui va impacter le bon fonctionnement des RIA et l’accueil des agents.
– Les Sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS) : le budget des SRIAS passe de 6,4 millions d’euros en 2025 à 2,4 millions d’euros en 2026. Une note d’orientation sera envoyée prochainement aux présidents et vice-présidents de SRIAS pour cadrer les actions 2026. Pour l’UNSA FP, c’est une remise en cause de toute l’action sociale de proximité que mènent les SRIAS (départ en vacances de familles ou d’enfants d’agents, accès à la culture, aux loisirs…).
– Les prestations inter-ministérielles (PIM) : les PIM (restauration, aide au départ d’enfants en vacances ou en séjour) restent au niveau de 2024. L’UNSA FP a rappelé le contexte de stagnation salariale. La revalorisation doit être annuelle et basée sur l’inflation.
– La réservation de berceaux en crèches : il n’ y aura pas de nouvelles réservations en 2026.
– Les chèques-vacances : aucune mesure de relance de cette prestation n’est prévue. Elle est en perte de vitesse depuis 2020. Le nombre de bénéficiaires a été divisé par deux pour s’établir à 65 000 en 2025, par un manque de revalorisation des plafonds d’accès et par l’éviction des retraités.
– L’aide à l’installation des personnels (AIP) et logement temporaire et d’urgence : ces lignes budgétaires sont préservées.
Ces mesures d’économies qui touchent le socle de base commun à tous les agents de l’État risquent d’avoir des répercussions sur les actions sociales ministérielles.
L’UNSA Fonction Publique est attachée à une action sociale de qualité et de proximité, au service de tous les agents publics. Son budget doit être sanctuarisé à un niveau élevé et revalorisé régulièrement.